Le rôle politique des femmes en Iran

 

par Morgan Lotz

 

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De nombreux clichés circulant en Occident cantonnent la femme iranienne dans l’image d’une pauvre ménagère n’ayant aucun droit et soumise aux ordres de son mari forcément machiste et misogyne. La réalité est totalement différente et les femmes ont toujours joué en Iran un rôle primordial et essentiel, intrinsèque à l’identité et à la culture iranienne.

Les femmes iraniennes représentent aujourd’hui plus de 60% des étudiants dans les universités et les formations d’études supérieures en Iran. Nombre d’Iraniennes exercent des professions de direction et de cadre et certaines se tournent vers la politique. Nous avons souhaité dans cet article présenter les femmes politiques iraniennes parmi les plus connues en Iran.

 

I – Les femmes politiques iraniennes sous la monarchie

Des femmes furent déjà présentes dans la vie politique iranienne sous la monarchie. Au total, 22 femmes furent élues députés et 2 sénateurs. Parmi les plus célèbres femmes politiques iraniennes de la monarchie, nous pouvons citer Farrokh-Rou Pârsâ et Mehrângiz Dowlatshâhi.

Née le 22 mars 1922 à Qom, Farrokh-Rou Pârsâ sera la première femme à devenir ministre. Elle est la fille de Farrokh-Din Pârsâ et Fakhr-Afaq, éditrice du journal féminin des années 1920 Djahân-é zanân (« Le monde des femmes »). Nommée professeuse de biologie au lycée Nourbakhsh en 1942, elle en devient la directrice en 1957. Après son mariage avec un officier en 1944, elle obtient son diplôme de médecine et devient professeuse de biologie au lycée Jeanne d’Arc de Téhéran, où elle aura notamment pour élève Farah Dibâ, la troisième épouse de Mohammad Rezâ Pahlavi et dernière impératrice d’Iran. Farrokh-Rou Pârsâ est élue député en janvier 1963 et nommée vice-ministre de l’Education en 1965, mandats qu’elle exercera jusqu’en août 1968, quand le Premier ministre Amir Abbâs Hoveidâ la nomme ministre de l’Education. Elle conservera ce poste jusqu’en janvier 1976. Lorsqu’éclate la Révolution en 1979, elle est arrêtée et jugée pour corruption par un comité révolutionnaire qui la condamne à mort. Elle est fusillée à Téhéran le 8 mai 1980 et inhumée au cimetière de Behesht-é Zahrâ.

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Farrokh-Rou Pârsâ en 1968

Mehrângiz Dowlatshâhi naquit à Ispahan le 13 décembre 1919. Cousine d’Esmat ol-Molouk Dowlatshâhi, quatrième épouse de Rezâ Shâh, elle est la fille de Mohammad Ali Mirzâ « Meshkout al-Doleh », député et propriétaire foncier, et d’Akhatar ol-Molk, elle-même fille de Hedâyat Qoli Khân, appartenant à la famille qâdjâre. Elle part suivre ses études en Allemagne, à l’université Humboldt de Berlin, avant de devenir docteur en sciences sociales et politiques à l’université de Heidelberg. A son retour en Iran, elle travaille d’abord dans les services sociaux iraniens puis lance un programme d’alphabétisation pour les adultes dans le sud de Téhéran. Elle est élue au poste de député de la province de Kermânshâh en janvier 1963 parmi les six premières femmes à devenir députés ; elle exercera au total trois mandats jusqu’en janvier 1975. Militante pour le droit de vote des femmes, qui sera acté en 1963, elle contribue également à la loi sur la protection familiale en 1967 et à son développement en 1974. Présidente du Conseil international des femmes entre 1973 et 1976, Mehrângiz Dowlatshâhi est nommée ambassadrice d’Iran au Danemark le 1er mars 1975, devenant ainsi la première femme ambassadrice d’Iran sous la monarchie. Toujours en poste au Danemark lorsque survient la Révolution, elle est démise de ses fonctions le 1er mars 1979, juste après avoir été décorée Grand-croix de l’ordre de Dannebrog le 14 février,  et quitte le pays pour s’installer à Paris, où elle décèdera le 11 octobre 2008.

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Mehrângiz Dowlatshâhi

Mahnâz Afkhami fut quant à elle ministre des Affaires de la femme de décembre 1975 à août 1978 dans les gouvernements d’Amir Abbâs Hoveidâ et Djamshid Amouzegâr.

 

II – Les femmes politiques iraniennes pendant la Révolution de 1979

 

  • Marzieh Hadidtshi

Aussi connue sous les noms de « Marzieh Dabbaq », « Tâhereh Dabbâgh », « Khâhar Tâhereh » (signifiant « sœur Tâhereh ») ou bien encore « Zinat Ahmadi Nili », Marzieh Hadidtshi naquit à Hamedân le 12 juin 1939. Cette grande figure de la Révolution islamique de 1979 étudie la théologie auprès de l’ayatollâh Seyyed Mohammad Rezâ Saïdi (qui succombera en 1970 sous la torture infligée par la Savak) et rejoint l’Association du clergé militant. Marzieh Hadidtshi est à son tour arrêtée par la Savak en 1973 avec sa fille de quatorze ans, Rezvâneh Mirzâ Dabbâgh et sont toutes deux torturées l’une devant l’autre. Condamnée à quinze ans de prison, sa santé déclinante en raison des sévices subis suscite les protestations de ses co-détenues qui en appellent à la Fondation Farah Pahlavi. La Savak, souhaitant éviter sa mort afin qu’elle ne soit pas politiquement récupérée, consent à la libérer après un an et quatre mois de prison.

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Photographies d’identité judiciaire de Marzieh Hadidtshi et de sa fille Rezvâneh Mirzâ Dabbâgh.

A peine sortie de prison, elle risque une nouvelle arrestation et une exécution lorsqu’un passeur d’armes et d’explosifs est arrêté et avoue sous la torture que ces armes lui étaient destinées. Mère de huit enfants, elle quitte clandestinement l’Iran et s’installe à Londres avec un faux passeport. Gagnant ensuite Paris en 1977, elle réalise une grève de la faim de dix jours en l’église Sainte-Marie, afin d’alerter les médias occidentaux sur le renforcement tyrannique de la monarchie iranienne, multipliant les arrestations et les incarcérations d’opposants politiques. Six mois après, elle part au Liban, où elle suit une formation militaire avec le docteur Mostafa Tshamrân dans un camp de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Elle voyage durant cette période en Syrie, au Liban, en Arabie Saoudite et en Irak, où elle rencontre l’ayatollâh Khomeyni qu’elle accompagnera en octobre 1978 en France pendant son exil à Neauphle-le-Château, période durant laquelle elle sera chargée de sa sécurité. Malade et conséquemment hospitalisée à la fin du mois de janvier 1979, elle rate le vol historique d’Air France le 1er février par lequel Khomeyni rentre en Iran – elle rejoindra son pays le 15 février, soit quatre jours près la victoire de la Révolution.

Marzieh Hadidtshi est également l’une des fondatrices du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (Sepâh-é pâsdârân-é enqelâb-é eslâmi), dont elle devient le commandant à Hamedân. Durant son commandement, elle combat les tentatives de renversement émanant d’activistes antirévolutionnaires à l’ouest du pays (notamment via le coup d’Etat avorté de Nodjeh, ou encore l’encerclement de la ville de Pâveh) et participe à la guerre imposée à l’Iran par l’Irak. Dirigeant l’Association des Femmes de la République islamique entre 1987 et 2012, elle est l’unique femme membre de la délégation spéciale envoyée par Khomeyni en 1988 rencontrer Mikhaïl Gorbatchev au Kremlin afin de lui remettre sa lettre dans laquelle est prédit « qu’il faut désormais chercher le Communisme dans les musées de l’histoire politique du monde » .

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Marzieh Hadidtshi

Député au Madjlis représentant la province de Téhéran de 1984 à 1992, puis la province de Hamadân de 1996 à 2000, elle est également la première représentante du Parlement durant ses trois mandats. Marzieh Hadidtshi fut également professeur à l’université de Sciences et de Technologie d’Iran (Elm-o-San'at) et directrice du Bassidj des femmes. Décorée de l’insigne « Troisième classe du dévouement » (Daradjeh 3 isâr) par le Président de la République islamique d’Iran Mohammad Khâtami en 2004, elle décède le 17 novembre 2016 et est inhumée au cimetière de Behesht-é Zahrâ, au sud de Téhéran.

 

  • Masoumeh Ebtekâr

La plus célèbre femme politique iranienne s’appelle Masoumeh Ebtekâr. Née le 20 septembre 1960, de son vrai prénom Niloufar, qu’elle changera pendant la Révolution pour Masoumeh, elle grandit dans une famille bourgeoise à Philadelphie, aux Etats-Unis, où son père étudie l’ingénierie à l’université de Pennsylvanie.

De retour en Iran après dix ans, elle s’inscrit à Irânzamin, l’Ecole internationale de Téhéran, et devient dans ses années étudiantes partisante de l’islam politique prôné par Ali Shariati. Elle est durant la Révolution choisie en raison de sa maîtrise des langues anglaise et française comme porte-parole des étudiants qui ont occupé l’ambassade américaine durant la prise d’otages de 1979-1980 ; c’est elle que les otages surnommeront « Tiger Lily » et la presse américaine « Mary ». Elle relatera ces évènements en 2000 avec le journaliste américain Fred A. Reed dans un livre intitulé Prise de contrôle à Téhéran : l'histoire intérieure de la capture de l'ambassade américaine en 1979. Elle devient de 1981 à 1983 rédactrice en chef du quotidien anglais Kayhân International. Cofondant en 1991 l'Institut d'études et de recherches sur les femmes, Masoumeh Ebtekâr devient en 1992 directrice générale de la revue Farzâneh, Journal for Women's Studies and Research, qu’elle dirigera jusqu’en 1995.

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Masoumeh Ebtekâr, porte-parole des étudiants en 1979.

Mère de deux enfants,  elle exerce dans le courant des années 1990 des fonctions de mandataire auprès de Shahlâ Habibi, alors directrice du Bureau des Affaires féminines durant la présidence de Rafsandjâni. Diplômée en sciences en laboratoire par l’université Shahid Beheshti et en immunologie en 1995 par l’université Tarbiat Modares où elle deviendra membre du corps professoral, Masoumeh Ebtekâr est médecin, membre de plusieurs comités de recherche et réviseur pour deux revues internationales et quatre nationales d’immunologie, et enseigne sur les cytokines, l'immunologie virale, les vaccins anti-VIH, le vieillissement, l'immunologie du système nerveux et la psychoneuroimmunologie. A ce titre, elle n’hésite pas à dénoncer le préjudice subi par la science en Iran et les sanctions dirigées contre les nations dans le domaine de la santé, lourdes de conséquences dans le pays depuis leur rétablissement par les Etats-Unis en 2018.

Elue présidente du Réseau des ONG féminines en Iran, Masoumeh Ebtekâr est ensuite nommée chef du Bureau de coordination des ONG féminines et vice-chef du Comité national de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes tenue à Pékin en 1995, où elle représente l’Iran.

Masoumeh Ebtekâr devient vice-présidente de l’Iran chargée de l’Environnement en août 1997 ; première femme à occuper ce poste en Iran à seulement 37 ans, elle participe de la sorte aux côtés de Zahrâ Shodjâ'i au premier cabinet à inclure des femmes depuis la Révolution durant les deux mandats du président Khâtami (1997-2005).

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Masoumeh Ebtekâr

Après avoir cofondé et dirigé le Centre pour la paix et l'environnement[1] en 2005, Masoumeh Ebtekâr est élue au conseil municipal de Téhéran en avril 2007, dans lequel elle crée le Comité de l'environnement du Conseil municipal de Téhéran et dirige 20 groupes de travail sur les questions environnementales jusqu’à la fin de son mandat en septembre 2013, où  elle est nommée directrice de l'Organisation pour la protection de l'environnement.

Elle est à nouveau nommée vice-présidente de l’Iran chargée de l’Environnement par le président Rohâni en septembre 2013 ; occupant ce poste durant toute sa mandature, il la nomme en août 2017 vice-présidente de l’Iran chargée des Femmes et des Affaires familiales.

Son bilan est colossal : durant son premier mandat de vice-présidente (1997-2005), pendant lequel elle dirige le Département de l’environnement, elle renforce la sensibilisation et le soutien à l’activisme environnemental dans la société civile, principalement porté par les femmes en Iran durant les années 1990. En mars 2002, elle est à Helsinki conférencière d'honneur à la Réunion des femmes leaders sur l'environnement organisé par le ministère finlandais de l’environnement. En septembre 2002, elle participe au Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg et préside en mai 2005 la Conférence internationale sur l'environnement, la paix et le dialogue entre les civilisations et les cultures organisé à Téhéran par le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le Département de l'environnement qu’elle dirige. Elle n’hésite pas non plus à condamner l’oppression des femmes par les Talibans en Afghanistan à l’occasion de la Journée internationale de la Femme en 1998. L’ignorance occidentale conduit les observateurs occidentaux à commenter son port du tchador, considéré à tort comme le symbole de l’oppression et la soumission des femmes en Iran.

Durant son second mandat (2013-2017), elle permet l’accomplissement de grands progrès visant à l’amélioration de la gouvernance environnementale : douze projets de loi sur l'environnement, un chapitre important du sixième plan national de développement et de nombreuses directives furent instituées au cours de cette période, comme par exemple l’adoption d’une stratégie nationale d'économie bas carbone, la restauration des zones humides selon les plans de gestion des écosystèmes, la planification d'une participation accrue des organisations non gouvernementales aux politiques et au contrôle. La participation du secteur privé à la gestion des aires protégées et à la conservation de la faune est encouragée, tandis qu’est menée une campagne visant à améliorer l'éducation à l'environnement à travers notamment la publication du premier manuel Les humains et l'environnement et l’organisation du deuxième séminaire international sur la religion et la culture de l'environnement. Concrètement, les résultats sont visibles sur le terrain, en témoigne la participation de la communauté locale entreprise conduisant à la renaissance de la zone humide de Houralazim, la désignation de Hamoun-é Pouzak comme réserve de biosphère et à l'amélioration des conditions dans le lac d'Oroumieh (où les agriculteurs et les villageois locaux dans la zone du bassin sont formés à la préservation de l’écosystème en collaboration avec l’Unesco) et de nombreuses autres zones humides en Iran. De nombreux plans voient le jour alors qu’une législation locale pour les plans de gestion des parcs nationaux et des aires protégées est décidée : plans de conservation de la faune sauvage et des espèces menacées, plan de conservation du guépard. Des projets comme la restauration des zones humides d'Anzali et la gestion des zones côtières sont développés. Ces programmes sont promus à travers des campagnes nationales : « non aux plastiques », « réduction des déchets », « conservation de l'énergie », « non aux déchets alimentaires entre autres ». De plus, vingt protocoles d'entente bilatéraux et multilatéraux ont été signés et mis en œuvre et le cinquième festival international du film vert est relancé. Les progrès en matière de développement des énergies renouvelables est considérable, notamment avec le développement des nouvelles centrales solaires.

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Masoumeh Ebtekâr en 2014.

Masoumeh Ebtekâr est distinguée par l’ONU en devenant récipiendaire du Prix Programme des Nations unies pour l'environnement en 2006, la distinguant parmi les sept « Champions de la Terre ». En janvier 2008, The Gardians la place parmi les cinquante leaders environnementaux ; elle est la seule femme iranienne et la seule femme musulmane présente parmi les lauréats. En juin 2008, elle est modératrice lors de la conférence internationale « Femmes, égalité et paix » tenue à Oslo, en Norvège. La Fondation Energy Globe de Téhéran lui décerne le 24 janvier 2014 un prix honorifique pour l'ensemble de sa carrière. Elle reçoit également le 29 novembre 2014 le prix Minerva[2] pour ses réalisations scientifiques. Enfin, l'Université Hankuk d'études étrangères de Séoul lui décerne un doctorat honorifique en sciences politiques en mai 2016.

Publiant en mai 2009 ses mémoires, intitulée Les raisins de Shahrivar, Masoumeh Ebtekâr envisage de se présenter aux élections présidentielles le mois suivant mais choisit finalement se retirer quelques semaines avant le scrutin. Femme de lettre, son essai le plus célèbre demeure La paix et la durabilité dépendent du spirituel et du féminin. Ses écrits et discours traitant de l'environnement et du développement durable sont parus sous le titre Natural Peace. Elle apporte également en 2012 sa participation au livre Women, Power and Politics in 21st Century Iran, dans lequel les perspectives concernant les conditions des femmes en Iran sont traitées de manière objective.

Loin des clichés véhiculés sur la République islamique en Occident, Masoumeh Ebtekâr n’hésite pas à affirmer ses positions de manière indépendante, notamment lorsqu’elle déclare devant la presse française en août 2014 : « Je n'ai pas de sympathie pour cette police des mœurs et je pense que nous devons être à l'écoute de ces jeunes qui s'impatientent et réclament davantage de libertés. Il faut savoir changer.[3] » Nombre d’observateurs étrangers voit en elle une interlocutrice iranienne avec les Occidentaux capable d’établir un réel dialogue.

 

Extrait de l’émission de France Culture Quel climat à la COP 21 ? (3/5) – Le théâtre des négociations, diffusé le 2 décembre 2015, dans laquelle est interrogée Masoumeh Ebtekar.

 

III – Les femmes politiques iraniennes sous la République islamique d’Iran

 

  • Des femmes politiques iraniennes nommées vice-présidentes de l’Iran

Nombreuses sont les femmes politiques iraniennes qui furent nommées aux plus hautes fonctions de la République islamique d’Iran, notamment le poste de vice-président, parmi les plus importants en Iran.

Paléontologue, docteur en géologie et professeur à l'Université de Shirâz, la conservatrice Fâtemeh Djavâdi succède en 2005 à Masoumeh Ebtekâr comme vice-présidente de l’Iran en charge de l’Environnement. Elle quittera ce poste en 2009.

Fâtemeh Bodaghi est nommée vice-présidente de l’Iran chargée des Affaires juridiques de 2009 à 2013 sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejâd.

De 2009 à 2013, Nasrin Soltânkhâh est vice-présidente de l’Iran chargée de la Fondation nationale des élites iraniennes avant de devenir conseillère du président Ahmadinejâd sur les questions relatives aux femmes. Docteur en mathématiques de formation, elle fut auparavant conseillère municipale de Téhéran entre 2003 et 2007 et présidente du Centre des Femmes et des Affaires familiales entre 2005 et 2006.

La conservatrice Maryam Modjtahedzâdeh est nommée vice-présidente de l'Iran chargée des Femmes et des Affaires familiales en 2013. Infirmière de 1979 à 1981 chez les Gardiens de la Révolution islamique, elle devient par la suite directrice de l'Organisation pour la préservation des valeurs et des publications sur la participation des femmes à la défense sacrée, au sein de l'état-major général des forces armées de la République islamique d’Iran puis présidente du Centre des Femmes et des Affaires familiales de 2009 à 2013.

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Shahindokht Molâverdi

Vice-présidente de l’Iran chargée des Femmes et des affaires familiales d’octobre 2013 à août 2017, Shahindokht Molâverdi est ensuite nommée en août 2017 assistante spéciale du président en charge des droits de la citoyenneté. Réformatrice et féministe, cette notaire de formation est diplômée de la faculté de droit de l’université Shahid Beheshti avec un mémoire de maîtrise ayant pour sujet les violences faites aux femmes et titulaire d’un master en droit international à l’université Alameh Tabâtabâi et fait partie d’une élite féminine qui a grandit sous la Révolution. Elle réussit également en 2006 à faire annuler un projet de loi accordant aux hommes la possibilité de se remarier sans l’accord de leur première épouse.

Vice-présidente de l’Iran chargée des Affaires juridiques et des relations avec le Parlement d’août 2013 à juillet 2016, Elham Aminzadeh fut député conservateur représentant la circonscription électorale de Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr entre 2004 et 2008 et présidente de la commission parlementaire de sécurité nationale et d'affaires étrangères. Titulaire en 1997 d’un doctorat en droit à l’université de Glasgow, semblablement au président Hassan Rohâni, elle est juriste spécialisée en droit public international, droit en énergie et droits de l’homme et enseignante à l’Ecole des relations internationales et dans les universités Alameh Tabâtabâi et Imâm Sâdeq. Elle est nommée au Conseil suprême de l’Espace en août 2016 et assistante spéciale du président chargée des droits de la citoyenneté entre juillet 2016 et août 2017.

La professeuse d’université Zahrâ Ahmadipour occupe de novembre 2016 à août 2017 la fonction de vice-présidente de l’Iran chargée de l’Organisation du patrimoine culturel, de l’artisanat et du tourisme. Elle fut auparavant directrice des divisions administratives du ministère de l’Intérieur de 1997 à 2003 et en 2016, ainsi que vice-présidente de l’Organisation de l’éducation physique entre 2003 et 2005.

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Layâ Djoneydi

Depuis le 9 août 2017, Layâ Djoneydi est vice-présidente de l’Iran pour les Affaires juridiques de l'administration du président Hassan Rohâni. Avocate et professeuse agrégée de droit privé à l’université de Téhéran, elle a travaillé entre 2002 et 2003 à la Harward Law School sur le sujet qu’elle intitula « Une étude comparative de l'arbitrage commercial en droit islamique et autres grands systèmes juridiques contemporains ».

 

  • Des femmes politiques iraniennes nommées ministres et membres des cabinets présidentiels

Crée en 1997 par le président Mohammad Khâtami, le Centre pour la Participation des Femmes est présidé par la défenseuse du droit des femmes Zahrâ Shodjâ'i jusqu’en 2005. Elle est à ce titre membre du cabinet du président Khâtami, le premier cabinet à inclure des femmes depuis la Révolution, comme conseillère pour les affaires féminines, aux côtés de Masoumeh Ebtekâr. Le Centre pour la Participation des Femmes devient le Centre pour les Femmes et les Affaires familiales sous Ahmadinejâd en 2005 (Markaz-é omor-é zanân va khânevâdeh riasat-é djomhouri).

Shahlâ Habibi est la première conseillère pour les Affaires féminines du président Rafsandjâni entre 1995 et 1999. Présidente du bureau des Affaires féminines de 1991 à 1997, elle fonde et dirige  l’Iranian Women News Agency (IWNA), l’agence de presse des femmes de la République islamique d’Iran dans les années 1990, forme également diverse ONG féminines et permet aux Iraniennes de participer à la 4ème Conférence internationale des Femmes tenues à Pékin en 1995. Née en 1958, elle est décédée le 6 septembre 2017.

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Marzieh Vahid Dastdjerdi

Marzieh Vahid Dastdjerdi est la première femme à devenir ministre depuis la Révolution. D’abord député entre 1992 et 2000, elle est élue présidente du Comité sur les femmes, la famille et la jeunesse du Madjlis en août 1997. En avril 1998, elle participe à la rédaction d’une loi proposant l’instauration d’une séparation des sexes dans les hôpitaux, semblablement à l’hôpital Elizabeth Garrett Anderson à Londres. Cette loi ne sera finalement pas votée, largement rejetée pour des raisons financières et logistiques, mais une proposition similaire sera adoptée en 2006, s’inspirant de son précédent travail. En mai 1999, elle participe à un rassemblement à Téhéran pour protester contre l’interdiction du port du voile et du foulard au parlement turc qu’elle condamne, la considérant comme un « crime contre les droits de l’homme » et un « affront aux musulmans ». Elle s’est également opposée au projet de loi prévoyant l’adhésion de l’Iran à la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et a soutenu des modifications juridiques renforçant la difficulté pour les femmes concernant l’obtention d’un divorce, la garde des enfants et l’avortement. Médecin gynécologue de formation, elle est membre du corps professoral de l’université de Téhéran, directrice du Département des soins infirmiers et obstétricaux, membre fondatrice de l'Association scientifique spécialisée iranienne de la reproduction et de la stérilité. Autrice de nombreux livres traitant de la santé des femmes, elle dirige l’hôpital Arash de 2004 à 2009. Elle occupe la fonction de ministre de la Santé et de l’Education médicale d’août 2009 à mars 2013.

Vice-ministre des Affaires sociales sous la présidence de Khâtami, Fâtemeh Karoubi fut d’abord député entre mai 1996 et mai 2000, représentant la circonscription de Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr. Elle est l’épouse de Mehdi Karoubi, homme politique et religieux qui fut notamment candidat aux élections présidentielles de 2005 et 2009 et qu’elle conseilla au sujet des Affaires sociales lorsqu’il était président du Madjlis entre 2000 et 2004. Membre de la Fondation des Martyrs durant la guerre, au sein de laquelle elle participa à la construction et à la gérance des hôpitaux pour les victimes du conflit, Fâtemeh Karoubi publie également le magazine Irândokht (« Fille d’Iran »). Elle fut très médiatique lors de la campagne présidentielle de 2009 en soutenant activement son époux, mais aussi en critiquant ouvertement les décisions politiques qu’elle juge inadéquate envers les femmes iraniennes.

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temeh Karoubi

Zahrâ Rahnavard, née de son vrai nom Zohreh Kâzemi est la fille de Hadj-Fathali, un fondamentaliste chiite anti-communiste. Elle obtient un baccalauréat et une maîtrise en art et architecture à l’université de Téhéran, avant de poursuivre et de réussir une maîtrise et un doctorat en science politique à l’université islamique Azad. En 1969, elle rencontre au cours d’un vernissage de ses toiles Mir Hossein Moussavi, avec qui elle se marie la même année. Partie étudier aux Etats-Unis en 1976 avant de revenir en Iran l’année suivante, Zohreh Kâzemi change son nom pour Rahnavard, signifiant « marcheuse » et participe à la Révolution, au cours de laquelle elle devient proche d’Ali Shariati. D’abord conseillère du président Mohammad Khâtami et président du Conseil social et culturel des Femmes créé en 1989, le ministre des Sciences, de la Recherche et des Technologies Mostafa Mo’in la nomme chancelière de l’université d’Alzahrâ en 1998 ; première femme nommée chancelière d’université depuis la Révolution, elle occupe cette fonction jusqu’en 2006. Après avoir été Premier ministre d’octobre 1981 à août 1989, Mir Hossein Moussavi se présente aux élections présidentielles de 2009 ; devant son active participation à sa campagne où il est un candidat sérieux, les médias surnomment Zahrâ Rahnavard la « Michelle Obama iranienne ». Elle est de plus l’autrice de quinze livres parmi lesquels La beauté de la dissimulation et la dissimulation de la beauté.

 

  • Des femmes politiques iraniennes élues députés au Madjlis, l’Assemblée consultative islamique

Parmi les femmes politiques iraniennes, nombreuses sont députés au Madjlis, le parlement iranien dont la dénomination officielle est « Assemblée consultative islamique ».

La circonscription électorale de Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr est celle qui a élu le plus de femmes à la fonction de député : Nafiseh Fayâzbakhsh fut député conservateur de 1992 à 2000 et de 2004 à 2008, Vahideh Tâleqâni fut député entre 2000 et 2004. De 2004 à 2016, les conservatrices Lâleh Eftekhâri et Fâtemeh Rahbar[4] furent députés, de même que Fatemeh Aliâ, conservatrice que Mahmoud Ahmadinejâd propose en 2009 comme ministre de l’Education. Sa nomination ne sera cependant pas validée par le Madjlis.

Cette circonscription fut également représentée de 2008 à 2012 par le médecin Zohreh Elahiân et Tayebeh Safâi, toute deux issues du camp conservateur. Tayabeh Safâi, notamment connue pour avoir présidé la Fraction des Femmes[5] et exercé la fonction de vice-présidente de la commission d’éducation et de recherche, s’oppose à l’égalité entre les hommes et les femmes et appelle à l’islamisation des universités. Elle a déclaré : « Au lieu de parler d'égalité des sexes, nous devons parler de justice de genre. Parce que ces déséquilibres peuvent conduire à des crises sociales. ».

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Jeunes iraniennes se rendant aux urnes à Qom en 2016.

Dentiste de formation, Zohreh Tabibzâdeh Nouri exerce quant à elle son mandat de député de 2011 à 2016 en représentant Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr. Elle fut par ailleurs présidente du Centre des Femmes et des Affaires familiales entre 2006 et 2009.

Depuis 2016, Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr comptent comme représentant au Madjlis les députés réformistes Parvâneh Salahshouri, sociologue dirigeant la Fraction des Femmes, et Tayebeh Siâvoshi Shâh Enâyati, expert en relations internationales au ministère des Affaires étrangères et à l’Institut d’études politiques et internationales, Fâtemeh Sa'idi, enseignante et directrice d’école à Téhéran, Fâtemeh Zolqadr, titulaire d’un doctorat en littérature arabe et professeuse d’université, Farideh Olâdqobâd, formatrice des enseignants au ministère de l’Education, Parvâneh Mâfi, nommée en juillet 2017 présidente de la Commission de l’Assemblée consultative islamique sur le revenu durable des municipalités.

Issue des rangs de l’Ecole polytechnique de Téhéran, la réformatrice Soheilâ Djolodârzâdeh, également élue de Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr au Madjlis depuis 2016, est la première femme à être élue secrétaire du Conseil du Parlement iranien. Soheilâ Djelodârzâdeh fut également vice-ministre de l’Industrie et des Mines.

Fâtemeh Hosseini est élue député depuis 2016, représentant Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr. Née en 1985, cette réformatrice est également le plus jeune membre du Parlement iranien.

Chercheuse et universitaire titulaire d’un doctorat de géographie politique, Zahrâ Sâ'i est élue député représentant la circonscription de Tabriz, Oskou et Azarshahr en 2016. Elle fut d’abord chercheuse au Département de recherche sur la politique étrangère du Centre de recherche stratégique et au Centre d'études des femmes, avant de devenir conseillère du gouverneur de la province de Téhéran entre 2013 et 2015.

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Les femmes élues députés lors des élections législatives de 2016. Pour la première fois depuis 1980, le Madjlis compte plus de femmes que de religieux.

Sakineh Almâsi est député centriste depuis 2016 et représente la circonscription de Kangân, Djam, Deyr et Asalouyeh. Elle est également vice-présidente de la Fédération des vétérans de guerre et des personnes handicapées d'Iran.

Somayeh Mahmoudi est quant à elle député depuis 2016, représentant la circonscription électorale de Shahrezâ et Dehâqân.

Elue depuis 2016, la sociologue et universitaire Hâdjar Tshenârâni représente Nishâpour. Membre de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère, elle est notamment connue pour avoir appelé les organisations internationales à intervenir dans le cadre du génocide des Rohingyas en Birmanie.

Connue pour son engagement dans les droits de l’enfant, Fâtemeh Adjorlou représente la circonscription de Karadj depuis 2016. Doctorant en psychologie, elle permit la création de centres de conseil dans les tribunaux de la famille pour fournir aux gens des conseils juridiques et culturels, ainsi que pour aider à réduire le taux de divorce. Fâtemeh Adjorlou porta des critiques concernant la pratique des mariages temporaires. Elle fut proposée en 2009 par Mahmoud Ahmadinejâd au ministère des Affaires sociales et de la Sécurité sociale mais le Madjlis refusa sa nomination.

Femmes élues députés au Madjlis

Législatures

Députés

Circonscriptions

1ère législature (1980-1984)

Maryam Behrouzi

Téhéran

Goharâlsharieh Dastgheib

Téhéran

Ateqeh Sediqi Radjâi

Téhéran

Azam Tâleqâni

Téhéran

2ème législature (1984-1988)

Maryam Zaferâni Behrouzi

Téhéran

Goharâlsharieh Dastgheib

Téhéran

Marzieh Hadidtshi Dabâgh

Téhéran

Ateqeh Sediqi Radjâi

Téhéran

3ème législature (1988-1992)

Maryam Zaferâni Behrouzi

Téhéran

Goharâlsharieh Dastgheib

Téhéran

Marzieh Hadidtshi Dabâgh

Téhéran

Ateqeh Sediqi Radjâi

Téhéran

4ème législature (1992-1996)

Maryam Zaferâni Behrouzi

Téhéran

Akhtar Derakhshandeh

Kermânshâh

Fâtemeh Homayoun Moqadam

Tabriz

Monireh Noubakht

Téhéran

Parvin Salihi

Téhéran

Qodsieh Seyedi Alavi

Mashhad

Marzieh Vahid Dastdjerdi

Téhéran

5ème législature (1996-2000)

Nayereh Akhavân Bitaraf

Ispahân

Shahrbânou Amâni Anganeh

Oroumieh

Nafiseh Fayâzbakhsh

Téhéran

Marzieh Hadidtshi Dabâgh

Hamedân

Fâezeh Hâshemi Bahremâni

Téhéran

Soheilâ Djelodârzâdeh

Téhéran

Fâtemeh Karoubi

Téhéran

Monireh Noubakht

Téhéran

Zahrâ Pishgâhifard

Ispahân

Fâtemeh Ramezânzâdeh

Téhéran

Elahe Râstgou

Malâyer

Marzieh Sediqi

Mashhad

Qodsieh Seyedi Alavi

Mashhad

Marzieh Vahid Dastdjerdi

Téhéran

6ème législature (2000-2004)

Shahrbânou Amâni Anganeh

Oroumieh

Vahideh Alâi Tâleqâni

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Hamideh Edalât

Dashtestân

Fâtemeh Haqiqatdjou

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Soheilâ Djelodârzâdeh

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Djamileh Kadivar

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Seyedeh Fâtemeh Khâtami

Mashhad

Elahe Koulâ’i

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Mehrânguiz Morovati

Khâlkhâl, Kowsar

Akram Mosavarimanesh

Ispahân

Azam Nâseripour[6]

Eslâmâbâd Gharb

Fâtemeh Rak’i

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Tahereh Rezâzâdeh Shirâzi

Shirâz

7ème législature (2004-2008)

Fâtemeh Adjorlou

Karadj

Nayereh Akhavân Bitaraf

Ispahân

Fâtemeh Aliâ

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Elhâm Aminzâdeh

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Raf’at Bayât

Zandjân, Târam

Lâleh Eftekhâri

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Nafiseh Fayâzbakhsh

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Soheilâ Djelodârzâdeh

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Mehrângiz Morovati

Khâlkhâl, Kowsar

Fâtemeh Rahbar

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Efat Shariati Kouhbanâni

Mashhad, Kalât

Eshrat Shâyeq

Tabriz, Oskou, Azarshahr

Hâdjar Tahriri Niksefat

Rasht

8ème législature (2008-2012)

Fâtemeh Adjorlou

Karadj

Nayereh Akhavân Bitaraf

Ispahân

Fâtemeh Aliâ

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Lâleh Eftekhâri

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Zohreh Elahiân

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Fâtemeh Rahbar

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Tayebeh Safâ’i

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Efat Shariati Kouhbanâni

Mashhad et Kalât

9ème législature (2012-2016)

Halimeh Aâli

Zâbol, Zahâk et Hirmand

Nayereh Akhavân Bitaraf

Ispahân

Fâtemeh Aliâ

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Mahnâz Bahmani

Sarâb

Lâleh Eftekhâri

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Shahlâ Mirgaloi Bayât

Sâveh et Zarandieh

Sakineh Omrâni

Semirom

Fâtemeh Rahbar

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

Zohreh Tabibzâdeh Nouri

Téhéran, Rey, Shemirânât et Eslâmshahr

10ème législature (2016-2020)

Masoumeh Aqapour Alishâhi

Shabestar

Sakineh Almâsi

Djam, Kangân, Deyr et Asalouyeh

Hâdjar Tshenerâni

Nishâpour et Firouzeh

Seyedeh Fâtemeh Hosseyni

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Soheilâ Djelodârzâdeh

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Parvâneh Mâfi

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Somayeh Mahmoudi

Dehaghân et Shahrezâ

Farideh Olâd Qabâd

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Khadidjeh Rabi’i Farâdanbeh

Borodjen

Zahrâ Sa’idi Mobârakeh

Mobârakeh

Fâtemeh Sa’idi

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Zahrâ Sâ’i

Tabriz, Oskou, Azarshahr

Parvâneh Salahshouri

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Tayebeh Siâvoshi Shâh Enâyati

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Nahid Tâdjaldin

Ispahân

Seyedeh Hamideh Zarâbâdi

Abyek, Qazvin et Alborz

Seyedeh Fâtemeh Zolqadr

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

11ème législature (2020-2024)

Elhâm Azâd

Nâin, Khor et Biâbânk

Zohreh Elahiân

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Masoumeh Pâshâ’i Bahrâm

Marand et Djoulfâ

Hâdjar Tshenârâni

Nishâpour et Firouzeh

Fâtemeh Rahmâni

Mashhad et Kalât

Somayeh Rafi’i

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Efat Shariati Kouhbanâni

Zarand et Kouhbanân

Zahrâ Sheikhi Mobârakeh

Ispahân

Parvin Sâlehi Mobârakeh

Mobârakeh

Sârâ Falâhi

Ilâm, Ivân, Shardâvol, Mehrân, Malkshâhi et Sirvân

Fâtemeh Qâsem Pour

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Shivâ Qâsem Pour

Marivân et Sarvâbâd

Zohreh Sâdât Lâdjevardi

Téhéran, Rey, Shemirânât, Eslâmshahr et Pardis

Fâtemeh Mohammadbeigi

Qazvin, Abyek et Alborz

Somayeh Mahmoudi

Shahrezâ, Dehâqân, Dahestân et Dar-é shor

Fâtemeh Maqsoudi

Boroudjerd

 

  • Des femmes politiques iraniennes nommées ambassadrices

Marzieh Afkham est la première femme iranienne à occuper une fonction d'ambassadeur depuis la Révolution de 1979. Devenue directrice du Département des médias et de la diplomatie publique en 2010, maîtrisant de plus parfaitement l’anglais et le français, elle est la première femme désignée porte-parole du ministre des Affaires étrangères iranien de septembre 2013 à novembre 2015, avant d’être nommée ambassadrice de la République islamique d’Iran en Malaisie en décembre 2015.

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Marzieh Afkham

Homeyrâ Rigi est nommée ambassadrice de la République islamique d’Iran en Brunei Darusalam en janvier 2019. Ancienne gouverneuse de Qasr-é Qand, ville située dans la province du Sistân et Baloutchistân, elle appartient à l’ethnie baloutche et est de confession sunnite.

Forouzandeh Vadiati est quant à elle nommée ambassadrice de la République islamique d’Iran en Finlande en novembre 2019. Elle fut auparavant directrice générale des droits de l’homme et des femmes au sein du ministère iranien des Affaires étrangères.

 

  • Des femmes politiques iraniennes candidates aux élections présidentielles en Iran

Parmi toutes les femmes politiques iraniennes, certaines présentèrent leurs candidatures aux élections présidentielles. Ce fut notamment le cas du député du Zandjân Raf’at Bayât, candidate à l’élection présidentielle de 2005, et de Azam Tâleqâni, candidate aux élections présidentielles de 2001 et 2009. Cette dernière, née en 1943 et décédée en 2019, est la fille de l’ayatollâh Mahmoud Tâleqâni et la sœur de Vahideh Tâleqâni. Député modéré de 1980 à 1984, cette journaliste, rédactrice en chef du journal Pâyam-é Hâdjar, avait notamment dirigé l’Association des femmes de la Révolution islamique et fut emprisonnée sous le régime du Shâh.

 

 

Orientation bibliographique :

La Femme en Iran

La Femme iranienne dans la Mythologie : de l'Imaginaire persan à la Célébration iranienne

 


[1] Organisation non gouvernementale vouée à la promotion d'une paix juste et durable et à la protection de l'environnement.

[2] Créé en 2009 après la mort de la  journaliste et militante sociale italienne Anna Maria Mammoliti, ce prix non gouvernemental est décerné à des personnalités célèbres actives dans différents domaines sociaux, économiques, politiques et culturels, les récipiendaires étaient principalement des femmes.

[4] Réélue en 2020, Fâtemeh Rahbar décède le 7 mars des suites d’une infection au covid-19.

[5] Fondée en 2000 par Parvâneh Salahshouri, la Fraction des Femmes est un groupe parlementaire regroupant uniquement les femmes élues au Madjlis quelle que soit leur étiquette politique afin de défendre les droits des femmes en Iran.  Les premières vice-présidentes seront Fâtemeh Zolqadr et Somayeh Mahmoudi, aidées par la porte-parole Zahrâ Saeidi. A l’origine, une commission des Affaires féminines avait été crée en 1996 par Marzieh Vahid Dastjerdi ; comprenant également des hommes, les femmes élues souhaitaient une entité exclusivement féminine.

[6] Azam Nâseripour fut entre autre vice-ministre de l’Intérieur en charge des Affaires du Développement.