La Femme en Iran

 

par Morgan Lotz

 

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 Troisième partie : La Femme iranienne sous la République islamique 

 

Si certaines restrictions apparaissent, des avantages émergent ; en effet, si nombre de droits individuels étaient acquis sous le règne de Mohammad Rezâ Pahlavi, la République islamique va quant à elle procurer aux femmes nombre de droits collectifs et individuels à leur avantage[1] et assurer une protection familiale renforcée. Pour immédiatement casser un cliché couramment admis dans le monde occidental au sujet de l’héritage des enfants, nous rappelons que les femmes comme les hommes sont traitées de manière égale dans le Shî’isme : « Dans le sunnisme, les bénéficiaires sont les parents mâles se rattachant au défunt par les mâles. Dans le droit shî’ite, les femmes du même degré de parenté ont les mêmes droits que les parents mâles. Comment aurait-il pu en être autrement dans un système fondé sur l’autorité absolue des imâms qui sont parents du Prophète par sa fille Fâtima ? »[2] La figure de Fâtima – en persan Fâtemeh – est en effet centrale dans la foi shî’ite, puisque c’est par elle que la ligné des Douze Imâms put exister ; fille du prophète et épouse du Ier Imâm Ali ibn Abi-Tâlib, elle compose avec le Prophète et les Douze Imâms le Plérôme des Quatorze Immaculés. L’ayatollâh Khomeyni cite la figure de Fâtemeh comme le modèle de la Femme, soulignant lors d’un discours en mai 1979 ses conversations avec l’ange Gabriel durant les soixante-quinze derniers jours de sa vie, de la mort du Prophète jusqu’à sa propre mort, privilège que seuls les prophètes connaissaient jusqu’alors. Le jour de sa naissance est célébré le 16 décembre, constituant par là la deuxième célébration annuelle de la Femme en Iran avec la fête de Sepandârmazd (Cf. notre article Sepandârmazd ou la Célébration de la Femme iranienne).

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1) Une société iranienne en mutation

L’Iran des années 1980 est profondément bouleversé par la nouvelle gouvernance avec à sa tête l’ayatollâh Khomeyni d’une part, et par la guerre imposée à l’Iran par l’Irak d’autre part. Les mœurs sont désormais encadrées par la loi islamique : le port du voile et du foulard, considéré durant la révolution comme un l’un des symbole de protestation contre la monarchie adoptant une politique d’occidentalisation forcée, ne devient obligatoire qu’en 1983, tandis que le port des cosmétiques est tout simplement proscrit. La « Loi de la Protection de la Famille » votée en 1963 est quant à elle abrogé et l’âge légal du mariage ramené à 13 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons. Si le père ou le grand-père paternel y consent et, dans certains cas, le tribunal le juge, ils peuvent se marier plus jeunes. Dans la loi islamique, une fille mûrit à 9 ans et un garçon à 15 ans ; devant accomplir leurs devoirs religieux, il n’y a par conséquent pas d’obstacles au mariage. Le mariage des filles et des garçons n’ayant pas atteint l’âge légal reste élevé, particulièrement dans les zones pauvres, bien que de nombreuses voix s’élèvent en Iran contre ce procédé et que l’appareil judiciaire veille de plus en plus à annuler les mariages des mineurs de moins de 18 ans[3]. La polygynie s’est quant à elle raréfié après la révolution pour devenir une pratique assez rare de nos jours. Faribâ Adelkhâh souligne d’ailleurs que « […] la République islamique n’encourage la polygamie certainement pas plus que la monarchie ; bien au contraire, puisque seule la famille constituée avec la première épouse perçoit les prestations sociales. »[4]

Une réforme de la législation sur le mariage et le divorce votée par le parlement en 1986 renforce les droits matrimoniaux des femmes et leur accorde des avantages dans le cas des divorces : les femmes divorcées ont désormais le droit de partager les biens conjointement acquis en deux parts égales et les montants des pensions alimentaires sont augmentés, de même que la dot que l’époux doit restituer est indexé sur l’inflation. Cette loi est encore renforcée en 1992 et permet désormais aux femmes de percevoir un dédommagement pour les travaux ménagers accomplis durant leur mariage. L’ayatollâh Morteza Motahari (1920-1979) estime d’ailleurs qu’une femme est en droit de se faire rémunérer pour l’allaitement de son enfant.

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Les droits électoraux et l’éducation des femmes ne sont plus remis en cause, l’instruction publique évoluant même dans un sens favorable pour les femmes, malgré l’interdiction formulé en 1983 par le Conseil suprême de la Révolution culturelle (en persan Shourâ-yé ‘âli-é enqelâb-é farhangi) proscrivant aux femmes de suivre des études dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des technologies et de l’agriculture. Cette disposition est fortement contestée et le Conseil pour l’élaboration des politiques et la coordination des problèmes culturel et sociaux des femmes (en persan, Shourâ-yé siâsatgodâri va hamâhangi dar masâel-é farhangi va edjtemâi-é zanân) fondé en 1987 contraint le Conseil précédent à annuler toutes les restrictions qu’il avait formulé à l’encontre des femmes. Cette restriction n’a pourtant aucunement bouleversé les progrès en matière d’éducation, ces derniers s’améliorant même grâce aux réformes entreprises par la République islamique. Moins de dix années après sa proclamation, les femmes sont largement majoritaires dans la réussite des examens d’entrée des universités. L’éducation a poursuivi son développement pour arriver dans les années 2000 à l’une des plus performantes au monde.

La participation des femmes iraniennes dans l’espace public n’a pas diminué après la révolution, bien au contraire : elles se sont davantage investies dans la politique, en témoigne le nombre de formations politiques croissantes ainsi que le nombre de femmes élues dans les institutions. La guerre imposée à l’Iran par l’Irak fut notamment l’un des facteurs importants de cette participation : nombreuses furent les femmes mobilisées dans les services de santé et de secours lorsqu’elle ne remplaçaient pas les hommes partis combattre. L’Iran d’après-guerre n’a pas négligé leur présence qui permit pour beaucoup de s’insérer durablement dans le domaine économique. Des femmes sont encore présentes dans des groupes paramilitaires tel que le Basidj ou parmi les forces de l’ordre, notamment au sein de la brigade des mineurs ou du Gasht-é ershâd, la police religieuse, en charge de veiller à la bonne application du hedjâb vestimentaire, autant pour les femmes que pour les hommes, eux aussi soumis à des règles comme par exemple le port d’une barbe entretenue afin qu’elle ne ressemble pas aux barbes hirsutes des djihadistes.

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2) Le tournant des années 1990

Les années 1990 vont marquer un tournant dans la société post-révolutionnaire après la disparition de l’ayatollâh Khomeyni, le 3 juin 1989, et l’arrivée au pouvoir des réformateurs. L’une des premières mesures engagées sera la stabilisation de la fécondité avec la distribution gratuite de moyens de contraceptions, permettant à l’Iran d’obtenir le taux de fécondité le plus faible du Moyen-Orient en diminuant de 3,9 enfants par femmes en 1983 à 2,3 dans les années 1990.

Le Bureau des affaires des Femmes est fondé en 1991 ; nombre de femmes politiques influentes en Iran seront passées par la direction de cette institution, officiant notamment comme conseillère de la Présidence de la République islamique d’Iran (cf. notre article Le rôle politique des Iraniennes en Iran).

En 1992, le Conseil supérieur de la Révolution vote l’adoption de mesures favorisant l’intégration des femmes sur le marché de l’emploi et développe une politique d’encouragement pour suivre des études dans les domaines de la médecine et de la recherche, à contre-courant de l’interdiction émise neuf ans auparavant par le Conseil suprême de la Révolution culturelle, et deux ans après l’ouverture des études juridiques aux étudiantes. Rafsandjâni, président de la République islamique d’Iran entre 1989 et 1997, poursuit cette politique d’ouverture des filières scientifiques aux étudiantes iraniennes, au point que l’Iran devient en 2012 le pays dont les filières de l’ingénierie comptent le plus d’étudiantes.

Fi 27 Femmes pompiers à Mashhad. 

Les années 1990 voient également le travail des femmes augmenter pour dépasser le niveau des années 1970, y compris dans l’éducation où elles finissent par dépasser les hommes. Le domaine de la santé est également développé avec l’ouverture de plus de 10 000 centres de santé dédiés aux femmes en 1994, permettant parmi leurs multiples missions de distribuer des moyens de contraception.

L’élection présidentielle de 1997 accentue davantage cette dynamique avec l’élection de Mohammad Khâtami à la présidence de la République islamique d’Iran. De même que le Bureau des affaires des femmes devient le Centre des Affaires de la Participation des Femmes, de nombreuses organisations féminines se développent : le Centre de la Participation des Femmes, la Commission du Parlement pour les Questions des Femmes, de la Famille et de la Jeunesse, le Bureau Général pour les Questions des Femmes et les Questions Judiciaires en sont quelques exemples s’inspirant de la fondation du Conseil culturel et social des Femmes en 1987.

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3) La défense du droit des femmes en Iran

Les années 1980 avaient profondément bouleversé la société iranienne en métamorphosant complètement le rôle et la participation des femmes iraniennes, désormais pleinement impliquées dans la destinée de l’Iran. Parmi les défenseurs des droits des femmes, trois profils peuvent être distingués : 1) les religieuses traditionalistes, pour la plupart issues de la classe moyenne conservatrice et des milieux religieux et commerçants (les bazaris), considérant que la loi islamique (la shari’at, l’exotérisme) demeure la seule référence juste et véritable et n’hésitant pas à défendre l’idée d’une vie professionnelle séparée selon les sexes, les femmes ne travaillant qu’avec d’autres femmes. 2) les religieuses dites modernistes, dont l’interprétation de la loi islamique s’avère moins exotérique et stricte que les précédentes. 3) les laïques, considérant la loi islamique comme illégitime et prônant la séparation des pouvoirs temporel et spirituel, autrement dit en terme plus français, la séparation de l’État et du Clergé.

Fortement opposées au cours des années 1980, ces différentes tendances convergent dans les années 1990 vers une revendication commune, laissant les désaccords constitutionnels s’estomper pour se concentrer sur l’amélioration des acquis sociaux. Il est intéressant de noter que les opinions des féministes conservatrices ne divergent guère de celui des conservateurs, celles-ci s’avérant parfois même plus sévères (Pour une présentation détaillée des femmes politiques iraniennes, cf. notre article Le rôle politique des Iraniennes en Iran).

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 Personnel féminin de la police iranienne. 

Bien que la Société des Femmes de la Révolution islamique soit le premier mouvement féministe islamiste fondé après la révolution, le féminisme islamique apparaît en Iran dans le courant des années 1990 parmi les femmes traditionalistes ou conservatrices instruites ; il puise dans une analyse plus ésotérique et moins strictement fondamentaliste des textes religieux les sources d’une légitimité théologique à une législation du droit des femmes. Leurs idées furent largement diffusées par le magazine Khânevâdeh (« Famille ») fondé en 1995, qui deviendra très rapidement incontournable dans ses exposés des problèmes sociaux et économiques que rencontrent les femmes iraniennes et présentant la contradiction que dénonce ce courant féministe, à savoir une société islamique dans laquelle les femmes peuvent être exposées à des injustices alors que l’Islam ne tolère justement pas l’iniquité. Les féministes islamiques les plus radicales considèrent que les voies authentiquement islamiques qui leurs sont présentées ne sont que le déguisement que revêt le patriarcat pour paraître islamique ; elles considèrent nécessaire l’analyse des textes religieux focalisés sur les femmes et dénoncent une interprétation fallacieuse du Coran afin de justifier les désavantages qu’elles connaissent, l’Islam véritable et authentique rappelant leurs droits et leur dignité.

Fi 30 Femmes basidjies. 

 

4) L’Iran du 21ème siècle en quelques chiffres et quelques informations

Les étudiantes iranienne représentaient 65 % des élèves inscrits dans les universités en 2003.

Les étudiantes iraniennes représentent 56 % des élèves suivant des études supérieures de sciences naturelle.

Les étudiantes iraniennes représentaient 70 % des élèves des études supérieures en sciences et en ingénierie.

L’Iran comptait 140 femmes éditrices en 1999.

L’Iran est le 10ème pays du monde en matière d’alphabétisation des femmes depuis les années 1970.

L’Iran figure parmi les 23 premiers pays depuis les années 2000 en matière de femmes nommées ministres (27,1%) et parmi les 25 premiers pays en matière de femmes élues au parlement (de 2,8 à 4,9%).

L’Iran détient également le niveau de scolarisation des filles le plus élevé du monde avec un ratio de 1,22 fille pour 1 garçon.

L’Assemblée consultative islamique a approuvé le 14 mai 2019 un amendement permettant aux femmes iraniennes mariées avec un homme étranger de transmettre la nationalité à leur enfant. Cet amendement est confirmé par le Conseil des Gardiens de la Constitution le 2 octobre suivant à la condition que les antécédents du père soient vérifiés.

Le métropolitain de Téhéran dispose de wagons réservés aux femmes, généralement les premiers et les derniers.

Contrairement aux affirmations de la propagande iranophobe, l’Iran n’applique pas la peine de mort par lapidation, mais par pendaison. Les adultères sont susceptibles d’entraîner cette peine seulement dans le cas d’une affaire de meurtre associé.

La non-satisfaction des besoins sexuels est considérée comme une raison valable de demande de divorce, autant pour les femmes que pour les hommes. « Si l’on reprend le cas des besoins sexuels, dont la légitimité, […], est reconnue par les clercs et les manuels théologiques les plus répandus, leur non-satisfaction est un motif de divorce suffisant : les tribunaux admettent volontiers qu’elle compromet la santé du conjoint frustré, et donc l’équilibre de la société. »[5]

La politique d’un planning familial s’est avéré être un succès en Iran. Les moyens de contraception sont disponibles partout dans le pays, autant pour les hommes que pour les femmes. Les pilules contraceptives sont disponibles sans ordonnace.

L’interruption thérapeutique de grossesse a été légalisé sous la République islamique.

L’avortement fut quant à lui légalisé en 1977 sous condition de l’autorisation de l’époux si la femme était mariée et sans condition si elle était célibataire. Cette loi fut maintenue sous la République islamique et l’avortement est toujours légal les quatre premiers mois dans le cas où la vie de la mère serait en danger ou que le fœtus présenterait une malformation grave, sans que l’autorisation du père ne soit toutefois obligatoire ; seul l’avis de trois médecins spécialisés est nécessaire. En effet, l’Islam ne condamne pas l’avortement semblablement au Catholicisme, l’âme rejoignant le corps à partir du quatrième mois de grossesse. L’avortement clandestin est en revanche sévèrement puni par la loi.

L’amour s’affiche librement dans les rues : il n’est pas rare de voir un couple se tenir la main, de même que deux femmes ou deux hommes qui se tiennent la mains n’est pas perçu comme un signe d’homosexualité mais d’amitié. Une telle attitude aurait été inconcevable sous la monarchie et durant les années 1980.

Entre 1997 et 2004, le nombre de femmes présentant leur candidature aux élections législative a évolué de 351 à 504.[6]

Les coopératives créées par des femmes ont également évoluées de 508 à 1793 et les organisations non gouvernementales de 68 à 480.[7]

L’égalité salariale ainsi que les droits du travail sont inscrits dans la loi, de même que les femmes peuvent librement ouvrir et gérer un compte bancaire personnel.

Monireh Gordji Fard (née en 1930) fut la seule femme élue à l’Assemblée des Experts, de 1979 à 1990. Elle étudie l’exégèse et la jurisprudence coranique et devient mudjtahid avant la révolution, influencée par la pensée de Shari’ati qu’elle relaie dans ses sermons à partir de 1977. Elle fonda également l’ONG Institute for Women’s Studies and Research. Elle a publié en 2008 L’attitude du Qorân à la présence des femmes dans l’histoire des prophètes.

Anousheh Ansari fut en 2006 la première femme touriste dans l'espace. Les autorité américaines lui interdirent le port du drapeau iranien sur sa combinaison (même avec la tulipe emblème de la République islamique d'Iran retirée), l'obligeant à le remplacer par le leur.

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Conclusion

L’iranologue Bernard Hourcade n’hésite pas à déclarer que l’Iran est « le pays islamique où la révolution féministe est en marche ! ». En effet, constatant que les femmes iraniennes sont majoritaires dans les cycles d’études des filières essentielles au développement national, leur présence sera inévitablement obligatoire dans les domaines spécialisés pour lesquelles les hommes iraniens sont devenus minoritaires. Ainsi pouvons-nous imaginer une féminisation des directions dans la société iranienne pour les années à venir… Loin des clichés et de la désinformation véhiculée en Occident, les femmes iraniennes savent s’affirmer et leur défense du militantisme pour leur droit les fait figurer parmi les femmes les plus émancipées du monde islamique. Leur situation est largement plus enviable que peut l’être celle des femmes dans les pays arabes de la Péninsule arabique. Le Guide de la Révolution Ali Khamenei ne manque pas de rappeler en de nombreuses occasions le point de vue officiel du Shî’isme sur la Femme[8].

Le 20ème siècle iranien fut marqué par quatre grands mouvements sociaux qui vont permettre une évolution aussi importante que soudaine : la révolution constitutionnelle de 1905-1908, le mouvement national de 1952, la révolution de 1979 et enfin le mouvement de réforme de 1998-2006. Les femmes iraniennes ont su trouver leur place et affirmer leur présence dans chacune de ces périodes de bouleversements historiques. La société iranienne postrévolutionnaire est devenue plus sûre pour les femmes, les événements l’ayant forgée leur permettant de s’affirmer aussi bien dans le domaine social et politique qu’économique ; leur participation durant la guerre imposée (1980-1988) leur permit de s’affirmer par leur soutien aux combattants et le remplacement comme chef de famille de leur époux parti au front, et leur participation politique, économique et culturelle à la reconstruction ont permis une évolution favorable de leur perception sociale, entraînant une métamorphose de la société iranienne. Nous ne pouvons que citer Faribâ Adelkhâh en guise de conclusion pour rétablir la vérité et rappeler la réalité trop souvent noyée par les ténèbres de l’Ignorance : « Il est toujours aisé d’en appeler à l’étranger, de façon incantatoire, à la démocratie, aux droits de l’Homme et à l’égalité des sexes. Mais c’est faire fi de l’histoire et de la conscience que les Iraniens et les Iraniennes en ont. »[9]

 

Deuxième partie : La Femme iranienne dans la société traditionnelle et l’époque moderne, entre société islamique et culture iranienne

 

Orientation bibliographique :

Le rôle politique des femmes en Iran

Le kashf-é hedjâb : la politique du dévoilement contraint et la question du voile en Iran

La question du hedjâb vestimentaire obligatoire en Iran

La Femme iranienne dans la Mythologie : de l'Imaginaire persan à la Célébration iranienne

 


[1] « Le paradoxe veut que ce soit sous la République islamique que l’universalisation des droits se soit poursuivie, notamment à l’avantage des femmes, […]. » Faribâ Adelkhâh, Les Paradoxes de l’Iran – idées reçues sur la République islamique, Le Cavalier bleu, 2013, p. 132.

[2]Mohammad Ali Amir-Moezzi, Christian Jambet, Qu’est-ce que le Shî’isme ?, Editions Cerf, 2014, p. 161.

[3]A titre de comparaison, l’âge légal du mariage en France était fixé à 12 ans pour les filles et 14 ans pour les garçons par le droit canonique en vigueur avant 1792, puis à 13 et 15 ans à partir de 1792. Le code napoléonien le fixe à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons en 1804 et il faudra attendre un amendement du Sénat en date du 4 avril 2006 pour que l’article 114 du Code civil fixe cet âge à 18 ans pour les deux sexes, conservant toutefois une dérogation pouvant être accordée par le Procureur de la République en cas de « motif grave », par exemple la grossesse d’une jeune femme encore mineure.

[4] Faribâ Adelkhâh, Les Paradoxes de l’Iran – idées reçues sur la République islamique, Le Cavalier bleu, 2013, pp. 126-127.

[5] Faribâ Adelkhâh, Les Paradoxes de l’Iran – idées reçues sur la République islamique, Le Cavalier bleu, 2013, p. 121.

[6] Mohammad Hossein Panahi, Sociologie de la participation politique des femmes, Publication Alameh Tabâtabâ’i, 2008.

[7] Hamid Rezâ Djalâipour, Quatre évaluations sociologiques de la situation des femmes en Iran, Publication Refahedjtemâ’i, Eté 2007, numéro 21.

[9] Faribâ Adelkhâh, Les Paradoxes de l’Iran – idées reçues sur la République islamique, Le Cavalier bleu, 2013, p. 140.